22,90 € Quantité Ajouter au panier

Sortie : 14 juin 2019
592 pages
N° ISBN : 978-2-36956-077-7
bulgare


22,90 

Dimana Trankova

Dimana Trankova est une archéologue de formation et une journaliste par vocation née en 1980. Elle a publié plus d’un millier d’articles sur le voyage, la politique, l’histoire et l’archéologie en Bulgarie. Elle a aussi coécrit de nombreux guides à succès et dirigé deux magazines de voyage. Le Sourire du Chien est son premier roman.

La Caverne vide

L’Union européenne s’est désagrégée, provoquant dans sa chute une crise économique, politique et sociale sans précédent. Dans un pays des Balkans renommé « Patrie du peuple », la propagande et la falsification de l’histoire alimentent un endoctrinement sévère. Le parti nationaliste arrivé au pouvoir à la faveur de la Troisième Guerre mondiale règne d’une main de fer à l’aide de la Sécurité d’État en instaurant un contrôle sectaire : les indésirables sont envoyés dans des camps de rééducation ou bien disparaissent sans laisser de traces, tandis qu’on dépose leurs enfants dans des institutions nommées « Maisons du bonheur ». Au-dessus de tous se dresse le mot d’ordre : « Notre passé est notre futur ».

C’est là que revient, après bien des années d’absence, John, un ancien journaliste américain, que son ex-femme, dont le frère a disparu, a appelé à l’aide. Plus impatient de revoir Maya, une journaliste avec laquelle il a naguère enquêté et qu’il aime toujours, John découvre que cette dernière a été punie pour ne pas avoir respecté la censure : on lui a enlevé sa fille, envoyée dans une Maison du bonheur. Maya vit, depuis, dans la soumission, avec un seul désir : récupérer sa fille en devenant une citoyenne exemplaire.

John va alors se rapprocher de la Résistance et tenter de retrouver la fille de Maya – qui est aussi la sienne –, n’hésitant pas à sympathiser dangereusement avec les déçus du régime…

La Caverne vide, comme 1984 d’Orwell, nous avertit de la facilité avec laquelle les sociétés hyper technologisées d’aujourd’hui peuvent glisser sur la pente du totalitarisme et de ses abus. C’est aussi une ode à l’espoir, à cette force intérieure qui peut demeurer, envers et contre tout, malgré le contrôle omniprésent et les système nés pour broyer ce qui leur résiste.

Critiques