12,99 € – 19,00 € Quantité Je m’appelle Europe - livre numérique (epub)12,99 € Quantité Je m’appelle Europe19,00 € Acheter

Sortie : 13 juin 2013
160 pages
N° ISBN : 978-2-91635-584-9
Traduit du grec par Françoise Bienfait et Jérôme Giovendo


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Gazmend Kapllani

Gazmend Kapllani est né en 1967 en Albanie. C’est aujourd’hui un auteur en vue, un dramaturge à succès, et son éditorial bihebdomadaire dans le plus grand quotidien grec, Ta Nea, fut une référence dans le monde des médias grecs et plus largement balkaniques. Après avoir vécu en Grèce pendant plus de vingt ans, il réside aujourd’hui aux Etats-Unis.

 

Je m’appelle Europe

Je m’appelle Europe témoigne de la vie apparemment ordinaire d’un immigré qui s’immerge dans une nouvelle culture. C’est le roman d’une renaissance : découverte d’une autre langue, initiation aux sens cachés derrière les mots et expressions les plus banals, exploration de l’étrangeté fondamentale du statut d’immigré dans une société en proie à de nombreux démons, apprivoisement de l’autre au moment de nouer les premiers liens affectifs dans une nouvelle patrie.

Une curiosité insatiable envers tous ceux qui, comme lui, ont dû s’inventer un nouveau moi, un nouveau présent, amène le narrateur à laisser parfois la parole à d’autres migrants, venus des quatre coins du monde, et qui racontent leurs parcours souvent extravagants, la manière dont ils essayent de se retrouver dans leur histoire personnelle, pleins de désespoir, de résignation ou d’énergie.

Les pages de ce roman comptent parmi les plus subtiles qui aient été écrites sur cette expérience si particulière consistant à changer de langue. Je m’appelle Europe confirme tout le talent que la critique française et étrangère a reconnu à Gazmend Kapllani. Un talent qui fait de lui l’une des voix les plus précieuses de la littérature européenne contemporaine.

 

Critiques

« Lire Kapllani, c’est dire merde pour un moment aux pensées toutes faites et aux statistiques serinées au JT, ne plus penser en pourcentages et autres quotas pour regarder les hommes qui se cachent derrière. C’est être un peu plus humain soi-même. » Bertrand Guillot

« une belle et intelligente réflexion sur l’immigration. » La Petite Revue

« Il faut en effet tout réapprendre, interpréter attitudes et comportements, ouvrir ses oreilles et se perdre dans les sons d’une nouvelle langue, ouvrir ses yeux et décrypter messages et coutumes inhabituels, accepter les humiliations, surmonter ses peurs, faire profil bas sans perdre sa dignité, et, toujours, se savoir indésirable. L’humour et l’ironie féroces ou souriants confèrent à ce texte volontairement concret, quotidien, voire anecdotique la force d’une fable moderne. » Cécile Sales, revue Etudes

« Gazmend Kapllani fait la part belle à des réflexions sur les liens que l’on tisse avec une langue étrangère. Les pages les plus originales sont celles qu’il réserve à son expérience de l’apprentissage d’une nouvelle langue et le plaisir, presque sensuel, de la faire sienne. » Notes bibliographiques

« Il y a la langue, bien sûr, qui représente le premier pas essentiel, la première barrière à franchir après la frontière, mais il y a également tout ce qui habite le quotidien. » Stéphanie Joly, Paris-ci la culture

« Tout cela nous est raconté avec la distance des années, avec une légère note ironique et une forme de pudeur qui sait tout dire, sans rien cacher. En contre-point de ce récit placé au début des années 90, d’autres récits d’autres immigrés viennent dire l’actualité et la communauté de destins de ceux dont les états-nations ne savent que faire. » Marc Ossorguine, La Cause Littéraire

« Sans pathos, avec intelligence et précision, Gazmend Kapllani invite le lecteur à un cheminement humaniste – d’une réalité troublante – dans la compréhension de l’Autre. Et livre une réflexion poétique et juste sur la relation à la langue maternelle et à la langue d’adoption. Un livre très précieux ! » Librairie Le Rideau Rouge

« L’amour de la langue traverse toute l’œuvre de Gazmend Kapllani. C’est par ailleurs ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, car j’imagine que toute personne qui écrit établit une relation particulière avec la langue ; elle est une amante que l’on doit éternellement séduire pour la maintenir en vie ; et plus on la séduit, plus on l’aime ; mais plus on l’aime, plus on découvre les difficultés et les plaisirs que l’on ressent à l’aimer ; alors on repousse les limites, en surmontant les obstacles, on se dépasse ; et un jour peut-être, comme épuisé par une longue et pénible marche, elle s’offrira à nous dans toute sa blancheur et on pourra ainsi former, avec elle, un tout insécable. » Edon Duraku, edoniste.com